Cette fois-ci, direction un mélange inédit pour nous : quatre nuits au bord de l’océan Indien à Vilanculos, au Mozambique, à la découverte de l’archipel de Bazaruto, suivies d’une dizaine de jours de safaris entre self-drive et lodges privés au cœur du pars national Kruger et du Greater Kruger. Un cocktail entre farniente et immersion totale dans le bush.
Guide Pratique – Voyage au Mozambique
🌍 Guide Pratique – Voyage en Afrique du Sud
Récap
Étape 1 – Johannesburg
📍 1 nuit à Johannesburg – Chez les amies d’enfance d’Alexia
✈️ Vol Swiss Zurich → Johannesburg (10 h 30) → location voiture Budget
Le vol s’étant déroulé sans encombre, il est temps de profiter des deux prochaines semaines de vacances. Après avoir récupéré notre voiture de location chez Budget, nous nous dirigeons vers le quartier où habitent les amies d’enfance d’Alexia, chez qui nous logerons. Nous profitons de cette première journée pour faire quelques achats, manger de bons petits plats, notamment au restaurant Saigon Suzy, et prolonger la soirée avec nos amies au restaurant, suivi du spectacle Pretty Woman dans le « village italien » de Monte Casino.
Le lendemain, direction l’aéroport pour rejoindre Vilanculos, au Mozambique, avec la compagnie Airlink et l’unique vol quotidien de 11 h 15.
incroyable, surtout après tant d’années pour Alexia.
Nous rencontrons le personnel, très accueillant, et découvrons notre chambre qui ressemble davantage à une petite maison tant elle est grande et confortable. À peine le temps de nous installer qu’il est déjà l’heure de partir pour notre premier safari en Land Rover. Au programme : kudus, zèbres, rhinocéros et éléphants. Nous terminons ce premier game drive autour d’un sundowner magique, une bière Black Label à la main et quelques morceaux de biltong pour grignoter. De retour au lodge, nous partageons un bon repas avant de sombrer dans un sommeil bien mérité.
Étape 2 – Vilanculos et l'archipel de Bazaruto : mer turquoise et faune marine
📍 4 nuits – Bahia Mar Boutique Hotel
✈️ Trajet : Johannesburg → Vilankulo (1 h 30 de vol) + shuttle aéroport–hôtel (15 min)
Avant même d’atterrir, les paysages nous mettent déjà dans le bain : une eau turquoise et des bancs de sable à perte de vue. Tout simplement magnifique. L’aéroport est minuscule et nous trouvons rapidement notre shuttle jusqu’à l’hôtel. La première impression en découvrant la vue dégagée sur l’océan est un vrai choc, dans le bon sens du terme. On nous sert un welcome drink avant de rejoindre notre chambre : surprise, l’hôtel nous a logés dans la Beach Suite One, une chambre immense avec vue sur la mer et piscine privée. Maillot de bain et direction la piscine : comment résister au pool-bar ? Nous commandons d’abord des bières, ayant oublié le taux de change, avant de réaliser que le cocktail revient à environ 5 €. Les bières laisseront vite place aux cocktails.
En mai, la nuit tombe vite, aux alentours de 17 h 30. Nous prenons un apéro avant de dîner au restaurant de l’hôtel.
Premier réveil à 5 h 30 pour ne pas rater le lever du soleil : aucun regret, la mer est calme et nous sommes seuls au monde. Au petit-déjeuner, un vaste buffet complète la carte de plats préparés (œufs, saumon), de quoi bien démarrer la journée.
La veille, nous voulions réserver une excursion sur l’archipel, mais le vent a eu raison des départs du jour. Nous en profitons pour aller nager avec les chevaux le long de la plage, la grande passion d’Alexia. L’activité dure une heure et coûte 80 USD par personne. Le trajet organisé par l’hôtel, environ 30 minutes, revient à 25 USD au total. Pour Quentin, qui n’avait jamais fait d’équitation, du personnel est présent pour aider : l’activité n’est pas réservée aux cavaliers confirmés. Le reste de l’après-midi se passe à la piscine, puis nouveau dîner au restaurant de l’hôtel à tester de nouveaux plats : la cuisine, élaborée à partir de produits frais de la région, est excellente.
Deuxième matin, la routine du lever de soleil à 5 h 30 est déjà prise, ce sera le plus beau du séjour. Après le petit-déjeuner, départ à 8 h 20 pour une excursion à la journée sur l’île de Santa Carolina, surnommée « Paradise Island » par les gens du coin (130 USD/personne). Nous rejoignons un bateau d’une capacité de huit personnes. Le trajet dure environ une heure, durant lequel nous croisons un petit groupe de dauphins ,moteurs coupés, nous les observons puis les laissons repartir sans les déranger. Avant de poser le pied sur cette petite île inhabitée, nous croisons des dizaines de tortues, dans une zone où la plongée est interdite pour ne pas les déranger. L’île abritait autrefois un hôtel construit en 1952 par un Portugais, exproprié une vingtaine d’années plus tard par l’État, qui refusait qu’elle reste privée : nous visitons ses ruines avant de nous promener sur l’île, puis de faire du snorkeling pendant que notre cuisinier, Nelson, prépare le repas sur la plage : riz épicé, salade, poisson grillé, poulet et fruits en dessert, servi directement sur le sable. Un deuxième spot de snorkeling, plus riche en poissons, clôture l’après-midi avant le retour vers 16 h. Nous profitons des derniers rayons au bord de la piscine, prenons l’apéro et jouons au Uno avec notre barman Osvaldo, avant de rejoindre la terrasse du restaurant pour déguster de nouveaux plats.
Pas de lever de soleil ce troisième matin : le ciel est couvert et nous nous inquiétons pour l’excursion prévue, celle qui nous a donné envie découvrir cette région : l’archipel de Bazaruto lui-même. Le staff nous rassure vite et le ciel se dégage effectivement quelques heures plus tard.
Excursion sur l’archipel de Bazaruto
Cette excursion à la journée (120 USD/personne) démarre par une navigation jusqu’à l’île de Benguerra, où notre cuisinier Nelson est déposé pour préparer le repas sur un banc de sable. Cap ensuite sur le spot de snorkeling « Two Mile Reef », où nous passons environ une heure dans l’eau : une énorme murène, des dizaines de poissons-perroquets aux couleurs éclatantes, quelques méduses et une tortue. Beaucoup de courant ce jour-là, mais une excellente visibilité.
Remontés sur le bateau, nous apercevons une embarcation arrêtée au loin : un dugong venait de faire surface. Une chance rare, car l’espèce est en voie de disparition et l’archipel de Bazaruto figure parmi ses derniers refuges au monde. Direction ensuite l’île principale de Bazaruto, connue pour ses dunes que l’on peut grimper pour un panorama extraordinaire, puis retour à Benguerra pour retrouver Nelson et déjeuner sur un banc de sable, la plage ayant été mangée par l’océan.
Pratique : comptez une journée complète, prévoyez de la crème solaire (le vent masque les coups de soleil) et réservez si possible dès votre arrivée, les départs étant annulés en cas de vent fort.
Nous continuons de nous baigner et, pour Quentin, de courir après les crabes, avant de retourner à l’hôtel profiter de notre dernière soirée au Mozambique. Dernier matin : réveil tranquille après une nouvelle tentative de lever de soleil, petit-déjeuner, dernière vue sur l’océan avant de partir pour l’aéroport à 11 h 30, direction Johannesburg.
Étape 3 – Nelspruit : étape de transition et premier safari
📍 1 nuit – Hôtel à l’aéroport de Nelspruit
🚗 Trajet : Johannesburg → Nelspruit (vol) + location Europcar
Après quelques heures d’escale à l’aéroport de Johannesburg, nous prenons notre vol pour Nelspruit. Nous récupérons notre voiture de location chez Europcar et rejoignons notre hôtel pour la nuit, à proximité de l’aéroport : nous préférions ne pas conduire de nuit, l’heure étant trop tardive pour rejoindre un lodge.
C’est tôt le lendemain, à 5 h 30, que commence la deuxième partie de ce voyage, consacrée aux safaris. Nous partons en direction de la Malelane Gate, par laquelle nous entrons dans le parc national Kruger. L’objectif : remonter le parc jusqu’au spot de pique-nique de Tshokwane, où nous avons rendez-vous à 13 h 30 avec le guide de notre prochain lodge. Papiers signés et droits d’entrée payés, nous entrons dans le parc et croisons, après quelques minutes seulement, notre premier éléphant, un grand mâle solitaire. D’autres suivront dans les heures suivantes, ainsi que des antilopes, des girafes et des phacochères.
En approchant de la zone de Skukuza, les observations se multiplient : une hyène, puis un troupeau d’éléphants à quelques mètres de la piste. Et soudain, au moment où Quentin s’était arrêté pour enlever son pull, deux lionnes surgissent de nulle part sur la piste. Nous les suivons de longues minutes, jusqu’à ce qu’elles prennent en chasse un phacochère et disparaissent dans le bush : nous entendrons, quelques secondes plus tard, ses cris de détresse : il n’aura pas réussi à leur échapper. Nous poursuivons notre route jusqu’au point de rendez-vous, croisant encore quelques antilopes et des singes vervets.
Étape 4 – Kruger Untamed : dormir au cœur du parc
📍 2 nuits – Kruger Untamed
🚗 Trajet : safari Malelane Gate → Tshokwane, puis transfert vers le camp
Arrivés vers 13 h 15 au point de rendez-vous, nous rencontrons rapidement un couple sud-africain qui nous accompagnera pour les safaris : un duo hilarant du début à la fin, dont le coffre de voiture faisait office de vrai garde-manger (et de bar). Après avoir attendu les derniers clients, nous observons quelques éléphants sur le trajet menant au camp. À l’arrivée, la vue nous émerveille, mais il faut vite prendre possession de la chambre : le premier safari démarre déjà. Nous partons avec quelques minutes de retard à cause d’un souci de valises, rien pour entamer notre motivation, alors que tous les visiteurs journaliers du parc quittent les lieux.
Nous avons la chance d’observer un énorme troupeau de buffles ainsi que diverses antilopes, avant un stop sundowner au milieu du Kruger, puis de croiser deux lionnes de nuit, éclairées à la lampe infrarouge. Au retour, verre au coin du feu avec vue sur le lit de la rivière, buffet du dîner, puis nuit sous tente.
Le lendemain, départ dans le froid pour la concession privée à l’intérieur du Kruger, où nous avons la chance de découvrir des milliers de zèbres migrant du nord vers le sud, jamais nous n’en avions vu autant en Afrique du Sud, ces vastes plaines étant l’endroit idéal pour eux, mais inaccessibles sans séjourner à l’intérieur du parc. Plus loin, nous sommes encerclés par un immense troupeau de buffles, environ 400 selon notre guide. Retour en croisant des chacals et quelques girafes.
L’après-midi, excellent lunch, puis bidon d’eau chaude commandé pour la douche, avant de profiter du lit de la rivière en sirotant quelques cidres : tout est compris dans le prix, un vrai plus. Départ ensuite pour la game drive du soir, plus calme, avec un moment unique passé avec des bébés hyènes voulant jouer avec les pneus du 4×4, puis un apéro à un point de vue magnifique d’où nous observons le coucher de soleil et des dizaines d’éléphants en contrebas.
Dernier dîner, bons moments au coin du feu, et déjà l’heure de la dernière nuit dans ce camp. La dernière game drive nous permet d’observer un éléphant solitaire, de nombreux oiseaux et, finalement, deux lionnes au loin venant de tuer un zèbre, nous gardons leur position en tête pour un dernier passage au moment de quitter le camp. Bon petit-déjeuner, puis nous récupérons notre voiture.
Étape 5 – Self-drive vers Orpen : la journée des léopards
🚗 Trajet : Tshokwane → Orpen Gate (self-drive)
📍 1 nuit – Orpen Lodge
Nous prenons la route en direction d’Orpen Gate et recroisons nos deux lionnes du matin, qui n’ont pas bougé, après plusieurs minutes d’observation, nous poursuivons notre chemin. La journée nous offre encore éléphants, buffles, autruches, girafes, gnous et bien d’autres animaux.
Nous voulions emprunter la S100, réputée pour ses magnifiques sightings, mais elle est fermée. Seule une portion en cul-de-sac reste praticable. Grâce à l’application Latest Sightings, nous avions appris qu’un léopard avait été aperçu le matin même. Avec l’espoir qu’il soit encore dans son arbre, nous nous rendons sur place : deux voitures déjà arrêtées confirment la piste. Il poursuit sa sieste, perché à une douzaine de mètres de haut, à une cinquantaine de mètres de la piste. Incroyable de pouvoir l’observer ainsi, en self-drive.
Léopards en self-drive
Le léopard reste l’animal du Big Five le plus difficile à croiser sans guide : discret, solitaire et actif au crépuscule, il se fond dans la végétation. Une application comme Latest Sightings, alimentée en temps réel par les autres visiteurs, change vraiment la donne, c’est elle qui nous a mis sur la piste de ce premier léopard.
N’hésitez pas non plus à demander aux autres voitures arrêtées sur le bord de la route : dans le Kruger, un groupe de véhicules est presque toujours le signe qu’un sighting intéressant vient d’avoir lieu, et les rangers ou visiteurs prennent volontiers le temps d’indiquer où regarder. Enfin, pensez à scruter les grandes branches horizontales le long des lits de rivière, ses postes de repos favoris.
Après une trentaine de minutes, nous décidons de quitter la zone : le léopard ne semble pas vouloir bouger et le temps pour rejoindre l’Orpen Gate avant la fermeture devient compté. Sur le retour, nous apercevons un second léopard marchant dans la savane, grandiose de le voir évoluer dans les hautes herbes.
Plus loin, des éléphants traversent la route, un grand troupeau de buffles se présente et, finalement, quatre lions rugissent à moins d’un kilomètre de la sortie : trois mâles et une femelle. Nous ne pouvons en profiter pleinement, le parc fermant à 17 h 30 et l’heure tournant déjà : nous franchissons la sortie à 17 h 28, des étoiles plein les yeux après cette merveilleuse journée de self-drive.
Nous passons la nuit à l’Orpen Lodge, situé juste à la sortie du parc. Belle surprise : décoration soignée, chambre magnifique et repas savoureux, l’endroit parfait pour se reposer après une journée de route.
Étape 6 – Thornybush : l'heure des safaris intimistes
📍 2 nuits – Tangala Safari Camp
🚗 Trajet : Orpen Gate → Phalaborwa Gate (self-drive) → Thornybush Private Nature Reserve
Départ à 6 h 30 après un copieux petit-déjeuner : le tracé du jour traverse le Kruger depuis Orpen Gate jusqu’à Phalaborwa Gate. Nous croisons rapidement des éléphants, des girafes et des koudous, avant de longues heures sans rien apercevoir et le moment que la route ne s’anime à nouveau en approchant de Phalaborwa, où nous observons un troupeau d’éléphants et un magnifique caméléon traversant la route.
À l’arrivée à Phalaborwa, des panneaux indiquent la route fermée, rien pourtant sur notre GPS. Un pont s’est effondré à cause des inondations. En voyant quelques voitures s’y engager malgré tout, nous décidons de tenter : la route reste praticable, avec un petit pont endommagé qu’il est possible de contourner.
Dès l’arrivée au Tangala, nous croisons des rhinocéros (cornes coupées pour prévenir le braconnage) puis sommes bloqués par un éléphant sur la piste. Une jeep du lodge finit par nous ouvrir la voie. Nous découvrons rapidement notre chambre avant de repartir pour le safari du soir : immédiatement bloqués au milieu d’un troupeau d’éléphants, dont l’un tente de nous intimider. Ici, le système diffère des autres lodges : un tracker prend place à l’avant du véhicule pendant que le guide conduit. Nous observons plusieurs rhinocéros, dont deux qui s’approchent à une dizaine de mètres durant le sundowner, un moment magique. La radio annonce ensuite qu’une pride de lionnes marche sur la piste : nous les rejoignons et tombons nez à nez avec elles, les suivant de longues minutes dans le calme de la nuit.
De retour, apéro et discussions avec les autres hôtes, très sympathiques. Nous ne sommes que six dans le camp, ce qui rend l’expérience encore plus authentique. Dîner avec vue sur le point d’eau : dumplings au biltong et au fromage, roulade de poulet aux épinards et le traditionnel malva pudding accompagné de sa crème anglaise.
Le lendemain matin, safari plus calme mais tout aussi apprécié, à la recherche d’une grande pride de lions venue du parc Timbavati, Thornybush fait partie du Greater Kruger, ouvert sur le Kruger et les autres réserves qui le composent. Nous apprécions particulièrement la communication entre les camps et les règles mises en place lors des sightings pour ne pas déranger les animaux.
De retour au camp, excellent petit-déjeuner entre plats chauds et buffet. L’après-midi se passe au bord de la piscine, à observer le point d’eau et les allées et venues des phacochères, nyalas et impalas, puis un lunch composé d’une sorte de pita au bœuf et de beignets à la crème en dessert. Juste avant de repartir en safari, un éléphant s’approche du point d’eau.
Lors de la game drive du soir, après 200 mètres à peine, notre tracker Harry repère une queue de lionne, à peine visible dans les hautes herbes. Un peu plus loin, trois hyènes filent dans tous les sens.
Lions dans les arbres
En faisant demi-tour pour retrouver la lionne, nous apercevons, au loin, une lionne installée dans un arbre, en train de manger.
Nous n’avions jamais vu ça en Afrique du Sud : ce comportement est bien plus documenté en Tanzanie, notamment dans le parc de Lake Manyara, ou dans le secteur d’Ishasha en Ouganda, où certaines théories l’expliquent par la fraîcheur des branches, la fuite des mouches tsé-tsé au sol, ou simplement un meilleur poste d’observation.
À Thornybush, la scène restera l’un des grands moments du voyage : en cherchant un meilleur angle pour l’observer, nous tombons sur deux lionnes couchées sur la piste, rejointes peu après par une troisième, puis par la quatrième, celle-là même qui était perchée dans l’arbre. Nous les suivons un moment le long de la piste, avant qu’un éléphant n’arrive en face et que toutes ne s’enfoncent dans l’épais bush. Quelle chance nous avons eue !
De retour au lodge, bon repas composé d’une soupe à la courge, d’un steak de bœuf et d’une crème brûlée en dessert, avant d’aller nous coucher, encore éblouis par ce que nous avions vu l’après-midi.
Le dernier matin, notre guide Nasreen avait pour objectif de trouver un léopard : nous croisons de nombreuses traces fraîches, sans jamais l’apercevoir, c’est le jeu, et c’est justement ce qui rend chaque sighting plus excitant encore. De retour au camp, petit-déjeuner avec pancakes avant de reprendre la route pour notre prochain lodge, l’Emosheni River Lodge.
Étape 7 – Olifants : la réserve de Balule
📍 2 nuits – Emosheni River Lodge
🚗 Trajet : Thornybush → Emosheni River Lodge (environ 1 h)
Depuis la porte de la réserve, nous roulons environ une heure avant d’arriver au lodge, situé dans la concession Parsons de la réserve de Balule, elle aussi membre du Greater Kruger. En chemin, nous croisons un éléphant avant d’être accueillis à l’hôtel et de découvrir notre chambre, avec vue sur la rivière Olifants. Petite déception : un autre lodge se trouve sur la rive opposée, dont nous n’avions pas connaissance en réservant, ni sur les photos consultées.
Ici, les game drives durent 2 h 30 et non 3 h comme ailleurs. Nous partons à 16 h pour notre premier safari : quelques girafes, beaucoup d’impalas et deux rhinocéros, avant le sundowner et un retour tranquille au lodge.
Premier constat : la zone où l’on peut circuler est très restreinte, avec de nombreux autres lodges à proximité, beaucoup de lignes électriques, et peu d’animaux. Nous comprenons vite que les prochains safaris risquent d’être décevants, d’autant que l’accent marketing est mis sur la rivière, que nous ne verrons finalement jamais en safari. Nous rentrons quelque peu déçus, mais profitons d’un bon repas avant de nous coucher dans un lit très confortable.
Le lendemain, nous partons en gardant espoir, mais le safari sera lui aussi très calme. Pendant la pause café, la radio, qui ne fonctionne que dans environ 10 % des cas, annonce qu’une jeep a aperçu des lions : nous arriverons malheureusement trop tard. L’après-midi se passe à nous reposer et observer la rivière depuis le lodge, puis un petit lunch avant de repartir en safari.
Nous avons la chance d’observer trois rhinocéros et, pendant le sundowner, on nous annonce que les lions ont de nouveau été repérés. En arrivant sur place, notre guide s’arrête pour observer une girafe, tandis que l’autre véhicule garde un visuel à une centaine de mètres de nous. Le temps d’arriver : plus rien, les lions se sont enfoncés dans le bush. Retour au camp déçus, avant de déguster un steak de bœuf et des ananas frits accompagnés de glace maison, repas excellent.
Le dernier matin sera-t-il celui de la dernière chance ? Non : le safari est encore plus calme que d’habitude, jusqu’aux toutes dernières minutes, où quatre éléphants viennent nous dire au revoir. Nous quittons ce lodge avec un sentiment mitigé, la chambre et la cuisine étaient excellentes, mais l’expérience safari promise n’a pas été au rendez-vous.
Étape 8 – Panorama Route et nuit à Graskop
📍 1 nuit – Angel’s View, Graskop
🚗 Trajet : réserve de Balule → Panorama Route → Graskop
Les safaris terminés, nous prenons la direction de la Panorama Route. Premier arrêt au point de vue offrant une vue éblouissante sur les Three Rondavels, dans le Blyde River Canyon. Nous poursuivons vers les Bourke’s Luck Potholes, où nous profitons aussi d’une bonne glace, avant de rejoindre notre hôtel, l’Angel’s View, à Graskop.
Quelques emplettes (amarula, biltong) précèdent notre retour à l’hôtel pour un massage en duo, suivi d’un bon repas où Quentin regoûte à l’autruche, excellente pour qui ne connaît pas, histoire de profiter pleinement de notre dernière soirée.
Le lendemain, un buffet de petit-déjeuner incroyable nous attend avant de reprendre la route vers Johannesburg et notre vol retour pour la Suisse.